Maxime Blin : le jeune prodige

Comme d’autres disciplines non reconnues, le baby-foot n’est pas encore considéré comme un sport dans l’Hexagone.

Pourtant, de nombreux passionnés commencent à le pratiquer de plus en plus sérieusement ; et parmi eux, Maxime Blin a plusieurs fois représenté la France lors des championnats du monde du football de table.

Très encadré par sa propre fédération, le babyfoot français projette, avec le jeune champion toulousain, de gagner la première place du top 5 mondial.

Maxime Blin

Une vie prédestinée à l’informatique… et au babyfoot

Maxime Blin vit dans un quartier modeste, mais néanmoins adapté à sa passion : le babyfoot. Dès ses 14 ans (bon, c’est quand même comme tout le monde), il commence à fréquenter le bar de son père qui abrite également une table de jeu.

Il espérait, bien entendu, pouvoir s’adonner à sa passion favorite en négligeant certains devoirs. Mais le plus grand pas du jeune homme dans le monde du babyfoot se concrétise par hasard avec l’entrée du président du club de Nantes qui lui a proposé une partie. Et c’est parti de là.

Des centaines d’heures entrainement à son actif

Après avoir obtenu son diplôme d’informatique, Maxime Blin s’oriente petit à petit vers la compétition de football sur table. La pratique débutait notamment avec le visionnage de vidéos d’entrainement réalisées par des étrangers, surtout pour regarder les différentes techniques de jeu.

Une fois sûr de sa stratégie d’attaque, il ne ménage pas ses forces pendant les entraînements dans les salles de jeux et chez lui, à Toulouse.

En effet, le jeune développeur de logiciels n’hésite pas à reporter ses rendez-vous pour compléter ses 6 heures d’entrainement par semaine.

De plus, quelques jours avant les compétitions, il parvient à s’entrainer super dur, réalisant ainsi l’exploit de 15 heures par semaine (même si on sait que pour du poker ou des paris sur Betclic, certains y passent beaucoup plus de temps). Parmi ses techniques d’entrainement, Maxime préfère surtout la répétition de gammes qui consiste à refaire le même geste d’attaque plusieurs centaines de fois afin de l’assimiler complètement.

Il s’agit souvent des passages des balles des demis vers les avants, des techniques de tir depuis l’arrière… bref comme dans tout sport à balle.

Toujours dans ses entraînements, Maxime Blin tente de perfectionner ses techniques de jeu pour les adapter aux règles de compétition. Des règles qu’il connait désormais sur le bout des doigts, puisqu’il gère l’ensemble des tournois en France comme à l’international. Soit environ 225 par an !

… Mais pas question de sécher les cours

Grand passionné de football de table, Maxime Blin n’a pourtant raté aucun cours en informatique. Avant de devenir co-créateur et président du club de Toulouse (Toulouse Football de Table), Maxime était un élève assidu.

Il possédait un babyfoot chez lui, et entre deux cours, il n’hésitait pas à s’entrainer avec un pote ou même en auto-arbitre pour ensuite bâcler des devoirs.

Par contre, le jeune homme a, un jour, préféré aller au Championnat de France au lieu de réviser son cours de philo pour le bac du lendemain ; et le résultat ne s’est pas fait attendre : 3/20 en philo, ça se paie assez cher (Maxime n’a eu son bac qu’au bout de la deuxième fois).

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